Cosmétiques : Les labels qui (dés)orientent le consommateur !

07/02/2018

Les cosmétiques sont omniprésents dans notre quotidien. Synonymes d’hygiène et de bien-être, ils sont perçus comme étant inoffensifs. Néanmoins, ce bien-être a un coût environnemental, sanitaire et social avéré non négligeable et encore mal connu...

Dans ce 4ème et dernier article d'une série sur les cosmétiques rédigée par des éco-conseillers en formation, nous vous invitons à découvrir les principaux labels que vous pouvez trouver sur les cosmétiques...


Les labels qui (dés)orientent le consommateur

Sans logique internationale, la multiplication des labels reste un des problèmes majeurs de cohérence et de fiabilité que rencontre la cosmétique bio. La multiplication des labels et des organismes de certification publics ou privés et les gammes de produits proclamés «verts» par les marques ou les distributeurs n’aident pas le consommateur à s’y retrouver.

Cosmebio, un label bio pour les produits cosmétiques créé en 2002, regroupe environ 375 entreprises qui représentent environ 500 marques et proposent plus de 9200 produits labellisés. Il vient soutenir le label Ecocert. Aujourd'hui, Cosmebio rencontre un franc succès, car si les cosmétiques bio ne représentent encore qu'à peine 1 % du marché, les fabricants se bousculent pour obtenir la certification. Des marques grand public tout comme de grandes marques de luxe, telles que L’Occitane, The Body Shop, L’Oréal, Guerlain, Chanel, Dior, etc, s'y intéressent de près.

Globalement, les réglementations publiques font malheureusement défaut et laissent ainsi l’opportunité à de nombreux labels privés de se développer. Chaque label a son propre cahier des charges, mais ils sont faciles à confondre. Cela oblige le consommateur à être vigilant. Par exemple, Nature & Progrès garantit une production biologique correspondant à la réglementation française, avec des critères sociaux, tandis que Demeter, tout aussi biologique, prône une agriculture «biodynamique» sans tenir compte de la dimension sociale.

 

Les principaux labels s'appliquant aux produits cosmétiques

Voici un aperçu des principaux labels. Il faut toujours être attentif, par rapport à l’ensemble de d’ingrédients, au pourcentage de produits qui doivent être naturels ou d’origine naturelle (plantes, minéraux comme l’argile, etc.), au pourcentage d’ingrédients végétaux et au pourcentage d’ingrédients issus de l’agriculture bio.

ecolabel européen

L’Écolabel européen est le label écologique européen officiel, reconnu par tous les pays de l'Union européenne. Ce label est peu strict mais a l’avantage d’être très répandu, notamment en grandes surfaces.
Il garantit moins de substances dangereuses pour la santé et l’environnement, moins d’impacts négatifs sur le milieu aquatique, une meilleure biodégradabilité qu’un produit classique, moins d’emballage.
Point négatif : il n’a pas d’exigence sur la nature ou l’origine des ingrédients utilisés.

labels Ecocert cosmétique

Ecocert se décline en 2 sous-labels qui ont des exigences différentes Ecocert cosmétique écologique et Ecocert cosmétique biologique.

  • Ecocert cosmétique écologique promet au moins 50% d’ingrédients végétaux dans la formule et au moins 5 % de l’ensemble des ingrédients issus de l’agriculture biologique (AB).
  • Ecocert cosmétique biologique promet au moins 95% d’ingrédients végétaux et au moins 10% de l’ensemble des ingrédients issus de l’AB. d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle. Ecocert interdit certains ingrédients comme, par exemple, les OGM, silicones, parabènes, parfums de synthèse, requiert des emballages biodégradables ou recyclables.

Notons qu’une branche d’Ecocert, Ecocert Greenlife, certifie des huiles de palme bio, cependant, elle ne garantit pas le caractère équitable de la filière.

label cosmebio

Les labels Cosmebio : ce label se décline en 2 niveaux de certification eco et bio, qui ont les mêmes valeurs de contraintes que le label Ecocert. Ils précisent également des critères environnementaux pour les différentes étapes du cycle de vie comme les matières premières, la transformation, la biodégradabilité du produit final.

Nature et progès

La certification Nature & Progrès est très stricte : 100% des ingrédients végétaux doivent être bio. Les matières premières végétales et animales (miel, lait…) proviennent de l’agriculture biologique. Les ingrédients pétrochimiques, synthétiques (sauf rares exceptions), les nanoparticules, les OGM, l’huile de palme, sont interdits. Les procédés de fabrication doivent être mécaniques ou issus de processus chimiques et physiques simples. Les exigences portent aussi sur la gestion des déchets, les emballages, l’entretien des locaux, etc.

demeter

Pour DEMETER, les matières premières végétales et animales doivent provenir de l’agriculture biodynamique ou biologique, à défaut. Le label interdit les ingrédients dérivés du pétrole, les nanoparticules, les procédés agressifs, etc. L’impact du produit sur l’environnement est aussi réduit à toutes les étapes : production, emballages, eaux usées, etc.

Vegan society

La société Vegan Society délivre ce label qui garantit l’absence de tests sur les animaux, une fabrication, un développement du produit, des ingrédients qui n’impliquent pas de produit animal, sous-produit ou dérivé, une prévention des risques de contamination non-végétarienne lors de la fabrication.

 

On trouve encore bien d’autres labels restrictifs, tels que les labels BDIH et Natrue.

Produits naturels ou non, produits bio ou non, produits labellisés ou non, il est difficile de prendre en compte toutes les informations pour choisir de consommer plus de cosmétique bio. Le label reste bien sûr la garantie d’une empreinte écologique maîtrisée, d’un pourcentage d’ingrédients bio dans la composition, voire d’une dimension éthique et/ou équitable. Le respect des cahiers des charges des labels par les industriels est un gage de confiance et de transparence vis-à-vis du consommateur. Quelle que soit la motivation de départ, par leur acte d’achat, les consommateurs encouragent le développement de ces filières plus respectueuses de l’environnement.

 
Marie-Laure RUPPEL & Christophe KENDZIERSKI

 

Lien vers les articles précédents sur les cosmétiques :
" Les cosmétiques sont-ils des produits vraiment sains ? "
"
Les cosmétiques, des produits propres pour l'environnement ? "  
Le prix social et humain sur la facture des cosmétiques "

 


 

En savoir plus

 


 

 

Cosmétiques et environnement

Ingrédients indésirables
dans les cosmétiques
Dossier de "Que choisir"

 

oolution comparatif label bio

 Labels bio en cosmétiques :
tableau comparatif
pour comprendre
Site oolution.com

http://biotyfolies.fr

Green business ou greenwashing ?
Comprendre les labels BIO.
Blog biotyfolies.fr

 

Bio, durables ou équitables. Quelle certification pour les ingrédients cosmétiques ?

Bio, durables ou équitables.
Quelle certification pour les
ingrédients cosmétiques ?
Site premiumbeautynews.com

 

observatoire des cosmétiques

Labels bio : qui fait quoi, *
comment et à quel prix ?
Site 
observatoiredescosmetiques.com

 

ECocert

Cosmétique écologique
et biologique
Site ecocert.com

 

 

 

 




Adipso

Site Internet créé par
l'agence web Adipso
localisée à Strasbourg, Alsace

www.adipso.com