MAJ : Septembre 2010
Après avoir suivi des études en Ecole de Commerce - option marketing et analyse stratégique -, j'ai occupé, pendant 9 ans, des postes de Chef de produits, puis de responsable marketing dans des PME alsaciennes (alimentaire et textile).
Une prise de conscience progressive des contradictions de nos modes de fonctionnement sur les plans environnemental et social m’a conduite à chercher une voie plus en adéquation avec mes convictions que les métiers du marketing. J’avais besoin d’une formation professionnalisante pour pouvoir évoluer dans ce sens.
Ce fut un vrai bonheur pour moi de retourner sur les « bancs de l’école » et d'y aborder les sujets qui m’intéressaient.
La formation d'éco-conseiller permet d’acquérir une vision globale des principes et des moyens d’action du développement durable à travers l’échange avec des professionnels.
Les diverses parties pratiques permettent de se projeter peu à peu dans les métiers possibles.
La formation reste cependant généraliste et complète une formation et une expérience initiales qui restent importantes. Elle demande l’approfondissement personnel d’un sujet en fonction de nos propres projets.
J’ai eu la chance d’effectuer ma mission professionnelle d’éco-conseillère dans la structure qui m’emploie aujourd’hui. A la fin de mon stage, la structure a décidé de lancer le projet que j’avais étudié, et après le passage par un CDD de 2 mois, j’ai été embauchée.
Je suis chargée de mission plan climat au sein de l’Association pour le développement de l’Alsace du Nord (ADEAN) qui regroupe 18 communautés de communes et porte le projet du Pays d’Alsace du Nord.
Il s’agit d’une mission de sensibilisation, d’information, de mobilisation et de coordination des actions. L’objectif global est de susciter et d’entretenir une dynamique de territoire pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et nos consommations énergétiques.
La démarche de plan climat n’est pas toute tracée, elle est à construire en fonction de ce que l’on trouve sur le territoire.
La mission est très variée, tant sur le plan des interlocuteurs, que des sujets (la question du climat est très transversale) et des actions proprement dites.
… amener les gens à se poser des questions sur les conséquences de leurs choix, les informer afin qu’ils prennent des décisions en toute conscience.
Je n’ai pas de conseil à donner, chacun doit suivre l’envie qu’il sent au fond de lui et se donner les moyens d’arriver là où il veut. S’il est prêt, le reste suivra.
Si, un conseil peut-être, faire une chose après l’autre, fonctionner étape par étape. Cela permet de se concentrer, de ne pas se décourager et de laisser le temps aux choses de se mettre en place.
Je pense que nous avons besoin d’être de plus en plus nombreux à travailler pour un bien-être durable pour tous. Le chemin est difficile et plein de questionnements, mais c’est aussi ce qui en fait sa richesse.