Il n’a pas fallu plus de quelques jours de beau temps et de températures estivales pour le savoir : les vacances approchent, il n’y a aucun doute. Les publicités fleurissent pour des séjours tout compris à des prix imbattables et chacun souhaite quelques jours de repos bien mérités loin du tumulte habituel.
Si cliquer sur un lien internet proposant une semaine tout compris au Maroc, en Turquie ou au Baléares, billet d’avion et hôtel demi pension inclus, pour moins de 300 euros par personne est tentant, qu’en est-il vraiment de ces vacances ? Profitent-elles aux populations locales ? Favorisent-elles des pratiques équitables et un développement durable des endroits visités ?
Cet article propose de répondre à ces questions, de définir les différents types de tourisme durable et de lister les principaux labels « durable » dans le tourisme pour permettre à chacun de faire un choix de vacances éclairé !
Il ne faut pas perdre de vue que le tourisme est la première industrie au monde, avec 800 millions de touristes en 2008. La progression du nombre de touristes est d’environ 4% par an et, si ce chiffre se confirme dans les prochaines années, 2020 verra 1,5 milliards de touristes visiter tous les recoins de notre planète. Cela représente plus de 20% de la population mondiale.
Les publicitaires ont très vite su exploiter l’image idyllique de vacances sur des plages de sable blond ou dans des contrées exotiques. Mais en réalité, l’impact du tourisme sur les populations locales et l’environnement est loin d’être inoffensif, et les belles publicités cachent souvent une réalité bien moins idyllique.
En effet, quelque soit le voyage effectué, le tourisme a toujours des impacts que l'on peut rassembler en trois catégories :
D’un point de vue économique, le tourisme rapporte, surtout dans les pays en voie de développement. Mais les impacts liés au tourisme sont sérieux, et ne doivent pas être ignorés.
A cela il faut ajouter le transport, source de nombreuses pollutions. L’avion, grand producteur de CO2 est à éviter, en faveur de transports moins émetteurs de CO2 (train) voire en faveur de transports doux (vélo, marche à pied). Ceci n’est évidemment pas toujours facile, mais il est important de garder la problématique du transport à l’esprit lorsque l’on cherche des vacances.
Depuis plusieurs années et en réponse aux impacts négatifs liés au tourisme « classique », de nouvelles formes de tourisme dites « durables » se sont développées. La demande pour des vacances plus responsables ne cesse d’augmenter. La nouvelle génération de voyageurs n’est pas prête à abandonner le tourisme et la découverte de nouveaux horizons, mais souhaite voyager dans le respect des populations locales et de la nature.
L'expression tourisme durable (aussi appelé tourisme responsable) décrit généralement toutes les formes de tourisme alternatif qui respectent, préservent et mettent durablement en valeur les ressources patrimoniales (naturelles, culturelles et sociales) d'un territoire à l'attention des touristes accueillis, de manière à minimiser les impacts négatifs qu'ils pourraient générer. La chose principale à savoir est qu’il n’existe aucune règle globale et officielle sur le sujet, même si de nombreux acteurs ont établi ou sont en train d’établir leurs propres chartes, critères et labels. Il est donc important de toujours chercher les détails et les critères pris en compte pour tous voyage labellisé « durable » en analysant les séjours sur les points suivants :
Il existe de nombreuses offres de voyages responsables, pour vous éclairer dans la jungle du tourisme durable, voici une explication des différents labels actuellement reconnus.
Nous souhaitons tous faire de meilleur de choix, mais comment reconnaitre un acteur engagé dans une démarche de tourisme responsable d’une structure opportuniste amatrice de greenwashing ? Les labels sont souvent gage d’un véritable engagement, mais de quoi parle-t-on exactement?
Un label est un signe de reconnaissance attribué à une entreprise ou à une association après vérification du respect d’un cahier des charges, par une personne extérieure à l’entreprise ou l’association labellisée. Les différents labels du tourisme durable vérifient donc le respect de certains critères sociaux et environnementaux, avec plus ou moins d’exigences selon le label.
Ces labels sont particulièrement utiles car ils permettent de vérifier la véracité de déclarations d’hôteliers et tours opérateurs concernant leur engagement pour la protection de l’environnement et le bien-être des populations locales.
Cependant, de nombreux acteurs du tourisme sont engagés sur le terrain dans une démarche environnementale mais ne souhaitent pas être labellisés en raison de contraintes financières et administratives : l’obtention d’un label a un coût (entre 200 et 10.000 € selon la structure…), un budget parfois trop important surtout pour les petites structures. L’absence de label de tourisme durable n’est pas forcément synonyme d’absence d’engagement et certains hébergements non labellisés sont plus engagés et plus militants que certains hébergements labellisés.
Bien sur, il existe d’autres labels, et comme il a été dit plus tôt, certaines structures non labellisées sont très engagées dans le tourisme durable. Quelles que soit les vacances de vos rêves, un choix plus responsable est toujours possible.
Et surtout, passez de bonnes vacances, durables bien sur !
Les sites suivants proposent des hébergements de qualité chez l’habitant :
Association pour un Tourisme
Equitable et Solidaire
Agir pour un Tourisme Responsable