Parole P25 - La tomate subversive ! La transition par le potager de balcon

25/10/2012

Cela fait un mois que l’automne s’est installé sur Strasbourg et hier encore j’ai pu déguster, avec grand plaisir et satisfaction, mes dernières tomates muries au 2ème étage de ma résidence du centre-ville.

Effectivement, cultiver son potager en ville, c’est possible, c’est tendance et ça fait furieusement du bien. Mais au-delà du phénomène de mode des rubriques « bien-être » de la presse féminine, le micro potager urbain est un acte subversif !


Pourquoi donc faire de son balcon un jardin potager  ? 

Zen, soyons zen

La transformation de votre balcon en potager vous procure milles et un plaisirs. C’est d’abord 1h de détente par semaine, passée à s’occuper de la croissance de ses petites pousses. Une façon pour l’humain que vous êtes de retrouver ce rapport de proximité avec la nature en reverdissant ces villes trop minérales.

« Cultivons-nous » pratique

Avec les enfants, c’est une activité ludique. Ils ressentent passer les saisons et voient, avec leurs yeux émerveillés, fruits et légumes prendre forme, grossir et se parer de toutes les couleurs. Pour les jeunes urbains, cultiver un potager est aussi un outil pédagogique de découverte et de sensibilisation à l’environnement. Faites planter vos ados, ils seront ensuite peut-être moins réticents à manger leurs propres légumes plutôt que ceux d’une boite de conserve.

Déguster

Une fois vos légumes arrivés à maturité, savourez le plaisir d’avoir produit vous-même, les mains dans le terreau, vos belles tomates d’un goût inoubliable. Vous pouvez même redécouvrir la saveur d’un produit du jardin fraîchement récolté. D’ailleurs, pourquoi ne pas prolonger ce plaisir toute l’année en réalisant quelques bocaux. Imaginez ouvrir en janvier un pot de sauce tomate entièrement maison : un vrai rayon de soleil qui perce la grisaille de l’hiver.

Partager

En plus d’être un moment privilégié avec ses enfants, le potager offre le plaisir de partager concombres, laitues, ciboulette ou radis avec ses proches. C’est une façon de rencontrer ses voisins jardiniers avec qui échanger expériences et récoltes : « peux-tu me prêter ta serfouette ? », « je peux m’occuper de tes plantations pendant tes vacances ». Vous pourrez même installer un composteur collectif au pied de l’immeuble. Lieu de rencontres et d’animations dans le quartier, il permet aussi de réduire le volume d’ordures ménagères, tout en apportant un engrais naturel à vos plantations. Il faut bien rendre à la terre ce qu’elle nous a donné.

Gouttière
Gouttière
Récup’
Récup’
Un côté fainéant !
Un côté fainéant !
Récup’
Récup’
Gros sac - http://urbanfoodguy.blogspot.fr/2010/10/living-concretecarrot-city.html
Gros sac - http://urbanfoodguy.blogspot.fr/2010/10/living-concretecarrot-city.html
Récup’
Récup’
Jardin vertical
Jardin vertical
Jardin vertical
Jardin vertical
Pour la balustrade
Pour la balustrade
photo_4_contenants_3
Jardin vertical
Jardin vertical
Récup’
Récup’

 Et la pollution dans tout ça ?

Cultiver sur son balcon, c’est bien, mais nos légumes auront-ils pour autant un goût de pot d’échappement ? Certes, on constate parfois un peu de poussière, mais elle reste inoffensive comparée au cocktail de produits chimiques auxquels sont exposés les légumes cultivés par l’industrie agroalimentaire. Il suffit de les rincer à l’eau pour qu’il n’y ait pas de risque pour les manger.

Oui mais le CO2 ?

Les légumes maison ont un impact nul sur l’environnement : pas de pesticides jetés dans la nature, pas de tracteurs non plus et aucune pollution pour le transport puisque ils viennent directement de votre balcon. C’est le légume au bilan carbone parfait !

Et pour la suite ?

Le micro potager de balcon sera la première étape dans votre processus de transformation vers un monde nouveau, sobre en carbone et relocalisé. Vous apprenez à cuisiner vos légumes avec plaisir et curiosité. Véritable adepte des légumes maison, vous ne pouvez plus vous en passer. Et complétez votre récolte personnelle en allant au marché de producteurs de votre quartier. Vous avez aussi la possibilité de rejoindre une AMAP ou une Ruche (réseau producteurs-consommateurs, sans engagement ni d’obligation d’achat) ou encore, retrouvez une coopérative de producteurs locaux dans leur propre magasin. Vous favorisez les circuits courts, vous êtes un véritable locavore, conscient et serein !

La vie a tellement bon goût quand elle est fraîche et locale. Armé de votre plantoir et d’une fourchette, vous êtes devenu un « urbainculteur » subversif, comme nous. Rendez-vous au jardin partagé pour un espace plus grand et une multitude de rencontres !

Cultivons notre chemin vers la transition !

A vous de jouer !

 

Aurélie BRUDER & Gabriel QUENTIN

En savoir plus

 



Ouvrage
 

« Mon petit balcon bio »
de Valérie GARNAUD,
Edition RUSTICA 2010

Il en existe une multitude,
à vous de trouver
celui qui vous convient le mieux.

 


 

Liens internet


  créer une jardinière d’aromatiques

cultiver les fraisiers à la verticale

semer les cucurbitacées
dans une mini serre improvisée


 


 

Exposition Carrot city

Jusqu’au 10 novembre 2012
à la médiathèque André Malraux
de Strasbourg


 

Pour aller plus loin

 


 

Liens internet

Site de la Ville et de la CU Strasbourg
sur le compostage des déchets
 

D’autres façons de jardiner sur Strasbourg

Réseau des jardins partagés
en France

Réseau des AMAP en Alsace

Site de la Ville et CU Strasbourg
sur la vente à la ferme et les paniers



Trouver vos paniers
de légumes sur la CUS

Se réunir pour acheter directement
chez les producteurs 

Coopérative pour des produits
en direct des fermes alsaciennes

Le défi locavore de 4 familles :
ne consommez que des aliments
provenant de moins de 200 km
autour de chez elles




Adipso

Site Internet créé par
l'agence web Adipso
localisée à Strasbourg, Alsace

www.adipso.com